Dysgraphie et ordinateur

Publié par meznik le

Dysgraphie et ordinateur

Dysgraphie : l’ordinateur, oui mais pourquoi ?

Votre enfant est dysgraphique, et vous avez entendu parler de l’apprentissage de l’ordinateur pour compenser ses troubles ? Oui mais il y a néanmoins des critères.

Alors sur quoi repose le choix de l’ergothérapeute de la préconisation ou non de l’apprentissage de la frappe au clavier ?

Le choix repose tout d’abord sur l’âge et la classe de l’enfant. En effet, sauf cas particulier, l’apprentissage de la frappe au clavier ne commence pas dès le plus jeune âge. 

Le choix repose également sur la vitesse d’écriture manuscrite. Sa vitesse est-elle dans la moyenne des enfants de son âge ? Est-elle au détriment de la qualité.

Le critère de la lisibilité entre aussi en jeu. Ses leçons sont-elles intelligibles ? La calligraphie se dégrade-elle au bout de quelques lettres ? De quelques lignes ?

L’orthographe des mots est-elle respectée ou altérée ? Est-ce que l’écriture est en phonétique ?

Enfin, on prend en compte le coût énergétique = cognitif, c’est-à-dire les capacités d’attention et de concentration qu’engendre l’écriture manuscrite. En effet, l’écriture manuelle entraîne un travail d’attention en double tâche (écrire et écouter ce que dit le professeur) qui est très coûteux sur le plan cognitif, et donc très fatigant.

L’ensemble de ces critères est évalué dans le bilan d’ergothérapie. Après avoir fait passer le bilan à l’enfant, l’ergothérapeute met en place « un projet thérapeutique de rééducation en ergothérapie », dont les objectifs peuvent être, en fonction des critères ci-dessus et donc des résultats du bilan, l’apprentissage de l’ordinateur, ou la rééducation du graphisme.

Perrine Henriet, stagiaire ergothérapeute

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